La SNCF est à la tâche en ce début d'année. Après s'être frottée à l'effondrement de Sea France en janvier, elle doit gérer celui du Sernam en avril. Créé en 1970, privatisé en 2005, l'ancien Service national de messagerie revient dans le giron de son géniteur par l'intermédiaire de sa filiale Geodis. En fait, il s'agit plutôt, comme dans le cas de Sea France, de gérer le démantèlement d'une ancienne filiale. Le nom ne sera pas conservé, les sites seront pour la plupart fermés, ne resteront que les clients. C'est ce qu'espère Geodis, qui récupérera ainsi près de 200 millions de chiffre d'affaires et 830 personnes à recaser. Un beau gâchis - le Sernam employait l'an dernier 1.600 personnes -qui vient couronner des décennies de liaisons dangereuses et inconstantes entre l'entreprise publique et le monde du transport routier. Alors que l'activité de transport de marchandises par train est lourdement déficitaire, la SNCF est depuis be...