Karim Ghellab a eu à initier les réformes les plus impopulaires et les plus décisives pour conduire le Maroc vers la modernité : libéralisation des services portuaires, des services aéroportuaires, accord d’open sky avec l’Europe, réforme du Code de la route, instauration du permis à points et, last but not least, accélération du programme autoroutier national. Cet ingénieur des Ponts et Chaussées incarne toute une génération de Marocains bien formés à l’étranger et qui sont aux commandes depuis dix ans. Les Afriques : En 2000, certains rapports internationaux classaient le Maroc parmi les pays les moins compétitifs en termes de logistique. Dans quelles mesures la série de réformes que vous avez entreprise a-t-elle remédié à cette situation ? Karim Ghellab : Le Maroc est plutôt en avance par rapport à d’autres pays de la région, en ce qui concerne le développement de ses infrastructures de transports et l’introduction de la concurrence dans les différents modes de transports, par l’...