Accéder au contenu principal

Logistique au Maroc : un secteur en chantier

Initiée en 2008, la Stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique est sur les rails. Gros plan sur les objectifs et la mise en oeuvre d’un chantier prioritaire de l’économie marocaine.


Dossier réalisé par Youssef Aït Lahcen

Le Maroc réalise plus de 95% de ses échanges extérieurs par voie maritime, avec plus de 60 millions de tonnes de marchandises transportées par an. La Stratégie logistique doit permettre aux consommateurs et aux opérateurs économiques de bénéficier d’une gestion optimisée des flux de marchandises.

Ce n’est pas un secret. Le secteur de la logistique est le système nerveux de toute économie performante. La Stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique fait partie de ces grands chantiers voulus par le Maroc de la nouvelle ère. Le Royaume a ainsi réalisé ces dernières années une véritable rupture dans le développement des infrastructures de transport (autoroutes, ports, chemins de fer…) et a franchi d’importantes étapes dans le processus de réformes. Libéralisation oblige, l’introduction de la concurrence dans les différents modes de transport et de l’équipement s’est imposée devant une économie marocaine qui se réveille.

Objectif : gagner en compétitivité

La Stratégie logistique doit permettre au Maroc de pérenniser la mise en oeuvre de ses plans sectoriels et d’accroître la compétitivité de l’économie nationale.

Une étude a été lancée en mai 2008 par le ministère de l’Equipement et des Transport et la CGEM afi n d’évaluer le potentiel et le besoin en terme de logistique. « Aujourd’hui, la performance du secteur dans son ensemble reste à un stade intermédiaire, caractéristique des pays émergents, avec un fort potentiel de développement, une offre de services logistiques encore variable en termes de coût, de qualité, et de délai, une demande des opérateurs en moyenne peu sophistiquée, et un manque d’infrastructures spécialisées sur certains fl ux », peut-on lire sur les documents de l’étude.

De plus, presque tous les secteurs ont leurs Plans de développement : Plan Maroc vert pour l’agriculture, Plan Rawaj pour le commerce intérieur, Plan Halieutis pour la pêche maritime, Emergence pour l’industrie et le Plan pour le développement de l’énergie.

Dans ce cadre, le développement de la logistique semble être une obligation pour ne pas créer des goulots d’étranglement. Ceci apparait clairement dans les objectifs de la stratégie : réduction des coûts logistiques du Maroc avec la baisse du poids des coûts logistiques/PIB de 20 % actuellement à 15 % à l’horizon 2015.

Les consommateurs et les opérateurs économiques vont bénéfi cier d’une gestion optimisée des fl ux de marchandises. Les responsables visent aussi l’accélération de la croissance du PIB par l’augmentation de la valeur ajoutée (+ 3 à 5 points du PIB à l’horizon 2015 et une valeur ajoutée additionnelle de 15 à 20 milliards de dirhams, soit + 0.5 à 0.7 point de PIB par an). Et enfi n la contribution du secteur logistique au développement durable du pays, à travers la réduction des nuisances et du Co2 (-35 % selon la stratégie).

[...]

Télécharger le dossier complet :
http://www.francemondexpress.fr/IMG/pdf/logistique_au_maroc.pdf

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Classement des plus grosses fortunes professionnelles : où sont les transporteurs ?

grandes fortunes professionnelles de France. Parmi eux, une dizaine de dirigeants de groupes de transport routier de marchandises.   Comme en 2011, le patron du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault, trône tout en haut de la pyramide nationale avec une fortune professionnelle estimée par Challenge à 21,2 milliards d'euros (Md€). Son challenger est, comme en 2011, Gérard Mulliez et sa famille, à la tête du groupe de distribution Auchan (18 Md€ de fortune). Classement dans ce classement : celui des transporteurs. Norbert Dentressangle toujours en tête Pas de surprise, Norbert Dentressangle (3 Md€ de CA) et sa famille caracolent en tête des dirigeants du secteur avec une fortune professionnelle estimée à 340 millions d'euros (126ème de France). Au deuxième rang des transporteurs (129ème de France), on trouve Jean-Claude et Yves Forestier, propriétaires de Petit Forestier (455 M€ de CA) à 320 millions d'euros. Le spécialiste du transport nucléaire Daher (8...

Starbucks Coffee : les leçons de management de Howard Schultz

Le P-DG de la chaîne de cafés a réussi un subtil dosage entre une forte culture d’entreprise et la possibilité pour chaque employé d’exprimer ses potentialités. Voici ses 5 méthodes phares. 1. Faire de la formation la principale priorité Le 26 février 2008, à 17 h 30 tapantes, les 7 100 cafés Starbucks aux Etats-Unis ont fermé en même temps. Sur les portes closes, un simple écriteau : «Nous prenons le temps d’améliorer notre expresso.» A l’intérieur, 135 000 «baristas» (serveurs) réapprennent pendant trois heures à faire du café. Tollé dans la presse américaine et sur les forums : des consommateurs ont été priés de sortir des boutiques, d’autres n’ont pas pu entrer. Impensable au pays du client roi. Ce jour-là, le big boss, Howard Schultz, signe un gigantesque coup de communication, mais il redonne surtout ses lettres de noblesse à la formation interne, tombée en désuétude. Voilà plusieurs années en effet que les nouvelles recrues n’avaient plus qu’un rébarbatif classeur de fic...

L’EXPLOITATION DES TERMINAUX PORTUAIRES MAROCAINS À L’HEURE DE LA MONDIALISATION DES ECHANGES

Par Mr NAJIH Nabil ( Docteur en Droit) 1820, Rosemont # Apt 10 Montréal (Québec) H2G 1S4 nabilnajih@gmail.com INTRODUCTION Au Maroc l’expérience portuaire moderne commence au début du XX siècle avec l’aménagement du port de Casablanca. Sous la colonisation française le pays a essayé le régime des concessions portuaires et avec l’essor des théories de l’Etat providence et surtout suite aux problèmes structurelles de gestion de cette époque l’Etat marocain a intervenu à travers l’office d’exploitation des ports afin de rationaliser la gestion portuaire. Aujourd’hui un nouveau cadre légal, institutionnel et réglementaire (la loi 15-02) a redistribué les rôles entre les acteurs publics et privés sans que l’Etat ne puisse se retirer complètement de l’industrie portuaire et a remplacé l’Office d’exploitation des ports en créant deux entités : une agence nationale des ports ANP chargé essentiellement de la gestion administrative, de la maintenance et l’entretien de l’outil ...